Boni Yayi aux trousses des entrepreneurs indélicats

Publié le 30/10/2013 à 01:36 par journallechoix Tags : merci
Boni Yayi aux trousses des entrepreneurs indélicats

Le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a effectué une descente sur le chantier de réfection de l’école primaire publique de Cadjèhoun B dans la matinée de ce mardi 29 octobre 2013, accompagné du ministre de l’enseignement primaire Eric N’dah et du directeur général de la police nationale (Dgpn) Louis Philippe Houndégnon. Informé de l’arrêt des travaux sur ce chantier dont le contrat est signé depuis 2008 et prévu pour être livré au plus tard le 15 novembre prochain, le chef de l’Etat est allé constater de visu les faits et interpeller l’entrepreneur sur les raisons de ce blocage. Initialement disposé à prendre en charge les travaux sur fonds propres, l’entrepreneur a plutôt justifié la situation de blocage par le non décaissement des fonds par le trésor public et quelques difficultés d’ordre matériel. Peu convaincu de ces explications, le chef de l’Etat a sommé l’entrepreneur de prendre un engagement écrit auprès du commissariat de Cadjèhoun et du Dgpn d’achever les travaux dans le délai contractuel du 15 novembre 2013. Faute de quoi, il verra son dossier confié à la brigade économique et financière (Bef) pour subir les rigueurs de la loi. Le ministère de l’économie est aussi appelé à jouer sa partition, en décaissant diligemment une avance à l’entrepreneur. Après les entreprises en charge des projets d’électrification rurale sommés la veille d’aller s’expliquer à la Bef, c’est autour de l’entrepreneur en charge de la construction de cette école de se voir réprimandé par le chef de l’Etat. Par cet acte, Boni Yayi, irrité par ces pratiques devenues monnaie courante dans notre pays, entend envoyer un sérieux avertissement à tous les entrepreneurs peu orthodoxes qui jouent avec les projets de l’Etat, au mépris des engagements souscrits. Il promet mener une lutte sans merci à ces responsables d’entreprises, experts en éléphants blancs, qui, de par leurs actes, compromettent les relations du Bénin avec ses partenaires techniques et financiers, et freinent le développement de la nation.

Bruno OTEGBEYE

AKPO HONANVI et consorts enfin exclus du PDPS

Publié le 30/10/2013 à 01:21 par journallechoix Tags : roman fond background
AKPO HONANVI et consorts enfin exclus du PDPS

 

 

 Le Parti pour la Démocratie et le Progrès Social (PDPS) de l’Honorable EDMOND AGOUA vient de se débarrasser définitivement de AKPO HONANVI, AGBADJAGAN YVES, DEGLA ERNEST et de TCHEGNINOUGBO MARCELLINE. C’est par décision  n° 092/093/094/095-2013/BNP/PDPS/Pré du 24 octobre 2013 que le bureau politique du PDPS a notifié hier mardi aux intéressés leur exclusion définitive, et ce, par exploit d’huissier du cabinet du Maître Ligan Murielle à Ouèssè Wogoudo

Le Mardi 29 octobre 2013, le Bureau Politique du Parti pour la Démocratie et le Progrès Social (PDPS), par décisions n° 092/093/094/095-2013/BNP/PDPS/Pré du 24 octobre 2013 a eu à notifier par exploit d’huissier du cabinet du Maître Ligan Murielle à Ouèssè Wogoudo, l’exclusion définitive des sieurs AKPO Honanvi, AGBADJAGAN Yves, DEGLA Ernest et de Mme TCHEGNINOUGBO Marcelline du PDPS suite à la volonté manifeste de la coordination communale de Ouèssè, des élus locaux, des militantes et militants du PDPS au cours de l’Assemblée Générale tenue au Siège Régional du Parti dans l’Arrondissement de Thio, Commune de Glazoué le Dimanche 21 octobre 2013.

 « Ce que nous savons compte tenu de la ruse et des comportements malsains des intéressés, est qu’il est en train d’être préparé, un complot de fausses démissions prévues pour le samedi 02 novembre 2013 alors que tous les conseillers élus PDPS et G13 sollicités pour signer une lettre de démission ont décliné l’offre même avec une promesse ferme de 100 000 francs CFA proposés à chacun d’eux.

La politique béninoise dans son fond a besoin d’être réévaluée compte tenu des comportements qu’elle amène les béninoises et les béninois à avoir dès qu’ils se retrouvent devant le matériel», déclarait un membre influent du PDPS quand nous avons voulu en savoir plus sur les circonstances de cette décision.  

Face à cette situation, le PDPS profite de l’occasion pour appeler les militantes et les militants des différents partis politiques à une prise de conscience pour que la conviction politique règne et que les idéaux défendus par chaque parti politique soient respectés.


Abdel Souradjou

 

 

Boni Yayi nomme un autre fils de l'ancien président Kérékou

Publié le 15/07/2011 à 15:26 par journallechoix
Après avoir nommé Modeste Kérékou au poste de ministre des sports et des loisirs pour quelques mois, le président de la République, Boni Yayi vient de nommer au poste de conseiller à l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications. C'est à l'occasion du conseil des ministres du 13 juillet 2011. Et ceci, certainement pour rester toujours proche de la famille du Général, ancien président. (lire le communiqué du conseil des ministres) C O M M U N I Q U E Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 13 juillet 2011. Au début de la séance, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de feus : - Atchèdo Firmin AYAMOU, père du Colonel Placide AYAMOU, Conseiller Technique à la Sécurité du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes, décédé le 27 juin 2011 ; - Elisabeth ZINSOU épouse FASSINOU, belle-mère de Monsieur Honoré AGUIAR, ancien parlementaire, membre du Bureau Départemental du Littoral de l’Association Nationale des Anciens Parlementaires du Bénin, décédée le 08 juin 2011 ; - Marguerite Tempa M’PO, ancienne animatrice du Service Social au Centre de Promotion Sociale de Boukoumbé du Ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age, décédée le 23 juin 2011. Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment : - un projet de décret portant émission d’un emprunt obligataire par la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) ; - un projet de décret portant transmission à l’Assemblée Nationale pour autorisation de ratification de l’Accord de financement signé entre la République du Bénin et l’Association Internationale de Développement dans le cadre du Projet d’Appui à la Diversification Agricole (PADA) ; - un projet de décret portant transmission à l’Assemblée Nationale du Projet de loi portant code foncier et domanial. Le Conseil des Ministres a également examiné et approuvé plusieurs comptes rendus parmi lesquels : - deux comptes rendus du Ministre de l’Economie et des Finances relatifs le premier, aux négociations avec le Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe du projet d’Accord de don relatif au financement sur les ressources du Fonds de vie décente de micro et petites entreprises agricoles au Bénin qui se sont tenues du 1er au 04 juin 2011, et le second à l’exécution au 31 mars 2011, du budget général de l’Etat, gestion 2011 ; Par ailleurs, le Conseil des Ministres a autorisé : - la visite officielle d’amitié et de travail au Bénin, de son excellence le Président de la République du Niger ; - la participation du Bénin au séminaire de formation sur le thème « Commerce et Management des pays Francophones d’Afrique », qui aura lieu à Changsha en Chine, du 12 juillet au 1er août 2011 ; - la célébration au Bénin, le 12 août 2011, de la Journée Internationale de la Jeunesse ; - l’organisation d’un atelier de dissémination de l’avant projet de loi portant statut général de la Fonction Publique et d’un atelier de dissémination des résultats du séminaire national sur la situation du régime de retraite des Agents Permanents de l’Etat ; - la construction d’infrastructures d’installation et d’exploitation de six (06) usines de transformation de produits agricoles au Bénin, dans les communes de Kpomassè, Allada, Zakpota, Parakou, Bantè et Natitingou. Le Conseil des Ministres a suivi un compte rendu du Ministre de l’Economie et des Finances relatif à la lettre de mission du Directeur Général des Douanes et Droits Indirects. Depuis quelques années, les régies connaissent d’énormes difficultés pour la mobilisation des recettes fiscales et non fiscales. Face à ces difficultés, il s’est imposé au Ministère de l’Economie et des Finances la nécessité d’imaginer, de développer et de mettre en œuvre diverses stratégies dont les objectifs concourent et convergent vers l’amélioration sensible des recettes et une meilleure maîtrise de la qualité des dépenses publiques. C’est dans ce contexte qu’à la suite de la récente nomination du Directeur Général des Douanes et Droits Indirects, le Conseil des Ministres a décidé de définir une lettre de mission à l’intention de ce dernier et de tous les responsables et personnels de régies. La présente lettre fixe le cadre d’intervention, les objectifs et les grands axes de la mission du Directeur Général des Douanes et Droits Indirects. Elle lui précise les résultats permanents attendus à savoir : - l’inflexion de la tendance baissière des recettes douanières à travers l’atteinte effective des objectifs de l’année 2011 ; - l’amélioration de la qualité des services en général en assurant la célérité des opérations de dédouanement en particulier ; - le respect des repères structurels et des critères de réalisation de performance contenus dans le Programme Economique et Financier négocié avec le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International. Plus spécifiquement, il s’agit pour le Directeur Général des Douanes et Droits Indirects, d’orienter ses efforts entre autres vers : - la facilitation de la mise en œuvre et la réussite du Programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération, la mise en place du guichet unique du Port de Cotonou, le suivi des régimes suspensifs et des enlèvements directs ; - le fonctionnement effectif du système de gestion et d’analyse des risques en vue d’assurer une bonne sélection des opérations à contrôler par le scanner dans le cadre du Programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération ; - l’accélération des réformes relatives à l’information des procédures et services douaniers notamment l’extension du SYDONIA++ et l’inter connexion des unités douanières. Le Conseil des Ministres a approuvé ce compte rendu et a demandé au Ministre de l’Economie et des Finances d’instruire le Directeur Général des Douanes et Droits Indirects aux fins de procéder à l’opérationnalisation de façon efficiente, du plan de travail et d’actions contenu dans la lettre de mission ainsi élaborée. Le Conseil des Ministres a également suivi un exposé de l’Inspecteur Général d’Etat relatif à la nouvelle gouvernance des entreprises publiques et services publics. Dans le cadre de la Refondation et dans le souci d’instaurer la meilleure gouvernance au sein des entreprises et services publics, le Conseil des Ministres en sa séance ordinaire du 15 juin 2011, avait instruit l’Inspecteur Général d’Etat aux fins de lui présenter les grandes orientations de la nouvelle gouvernance à instaurer au sein de ces services. Les conclusions issues des investigations menées aussi bien au niveau des entreprises publiques que de l’administration publique, des régies et des collectivités publiques ont révélé de graves insuffisances. Pour corriger ces insuffisances, le Conseil des Ministres, en approuvant ladite communication, a instruit : - tous les ministres à généraliser la pratique de la gestion axée sur les résultats dans les administrations dont ils ont la charge ; - le Ministre de l’Economie et des Finances sous la supervision du Premier Ministre Chargé de la Coordination de l’Action Gouvernementale, de l’Evaluation des Politiques Publiques, du Programme de Dénationalisation et du Dialogue Social, à soumettre les plus importantes entreprises publiques nationales à des audits internationaux périodiques ; - le Ministre de l’Economie et des Finances et l’Inspecteur Général d’Etat aux fins de : o vérifier le profil de tous les régisseurs en poste (qualification et expérience professionnelles) ; o faire prêter serment à tous les régisseurs d’avances ; o élaborer le manuel de procédures à l’usage des régisseurs d’avances et assimilés ; - le Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle à rendre disponibles et accessibles les textes législatifs et réglementaires au sein des administrations. Enfin, les nominations suivantes ont été prononcées : A la Présidence de la République : Sur proposition du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, ? Conseiller Technique à la Communication du Président de la République : Monsieur Vincent DASSI Au Ministère de l’Economie et des Finances : Sur proposition du Ministre, ? Directeur de Cabinet : Monsieur Servais ADJOVI ? Conseiller Technique aux Finances : Monsieur Lambert da-KINDJI ? Directrice Nationale du Contrôle des Marchés Publics : Madame Bibiane SOGLO ? Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique : Monsieur Alexis B. HOUEHA ? Directeur Général du Budget : Monsieur Célestin HOSSOU ? Directrice Générale de la Loterie Nationale du Bénin : Madame H. Honorine ATTIKPA Au Ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication : Sur proposition du Ministre, ? Conseiller à l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications : Monsieur Moïse Tchando KEREKOU A l’Inspection Générale d’Etat : Sur proposition de l’Inspecteur Général d’Etat, ? Inspecteur d’Etat : Monsieur Bertrand CODJIA Fait à Cotonou, le 13 juillet 2011 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Eugène DOSSOUMOU

le premier gouvernement de Boni Yayi II

Publié le 30/05/2011 à 19:23 par journallechoix
Le président de la République du Bénin, Boni Yayi a rendu publique la liste des 26 membres de son nouveau gouvernement samedi dernier. s'il est vrai que la presse en parlait depuis le vendredi dernier, ce n'est que le week-end que la composition exacte de ce gouvernement a été connue du public. on y comprend que tous les anciens ministres sont remerciés sauf Iréné Koupaki qui est devenu premier ministre, Kogui N'dro qui est maintenu à son poste, Martial Souton qui garde désormais le pportefeuille des réformes administratives et institutionnelles, Frnaçois Abiola qui a gardé son poste de l'enseignement supérieur, Reckya Madougou qui est toujours restée à son poste de microfinance. tous les ministres qui sont élus députés sont envoyés au Parlement sauf justement Martial Souton et François Abiola. la particularité de ce gouvernement est l'entrée de l'opposition (Blaise Ahanhanzo Glèlè, précédemment maire d'Abomey) au poste de ministre de l'environnement plus précisément la Renaissance du Bénin. voici la liste des 26 nouveaux membres du gouvernement de Boni Yayi. 1. PREMIER MINISTRE: PASCAL IRENE KOUPAKI 2. DEFENSE: ISSIFOU KOGUI NDOURO 3. INTERIEUR SECURITE PUBLIQUE: BENOIT DEGLA 4. FINANCES : ADIDJATH MATHIS 5. DEVELOPPEMENT ANALYSE ECONOMIQUE PROSPECTIVE : MARCEL DE SOUZA 6. AFFAIRES ETRANGERES : BAKO ARIFARI 7. ECONOMIE MARITIME PORTE PAROLE: JEAN MICHEL ABIMBOLA 8. AGRICULTURE : KATE SABAI 9. JUSTICE GARDE DES SCEAUX : MARIE ELISE GBEDO 10. COMMUNICATION ET TIC: MAX AWEKE 11. SANTE : KINDE AKOKO GAZARD 12. ENVIRONNEMENT HABITAT URBANISME: BLAISE AHANHANZO GLELE 13. ENERGIE EAU MINES ENERGIE RENOUVELABE : JONAS GBIAN 14. TRANSPORTS ET TRAVAUX PUBLICS : KOTY LAMBERT 15. FAMILLE ET SOLIDARITE: FATOUMATA AMADOU DJIBRIL 16. MICROFINANCE : RECKYA MADOUGOU 17. ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : ABIOLA FRANCOIS 18. ENSEIGNEMENT SECONDAIRE TECHN ET PROF : ALASSANE SOUMANOU 19. ENSEIGNEMENT MATERNEL ET PRIMAIREN : ERIC NDAH 20. REFORME ADMINISTRATIVE : MARTIAL SOUTON 21. DECENTRALISATION GOUVERNANCE LOCALE : EDOU RAPHAEL 22. RELATION AVEC LES INSTITUTIONS ET CULTES: BASSABI SAFIATOU 23. FONCTION PUBLIQUE : KORA ZAKI MAIMOUNA 24. INDUSTRIE COMMERCE PME : SEFOU MADINA 25. CULTURE TOURISME ARTISANAT ALPHABETISATION : VALENTIN DJENONTIN 26. JEUNESSE SPORTS ET LOISIRS: DIDIER APLOGAN

élection du bureau de l'Assemblée nationale au Bénin

Publié le 18/05/2011 à 00:39 par journallechoix
Le camp Boni Yayi en passe de tout raffler A propos de l'élection prochaine du bureau de l'Assemblée nationale, si l'opposition négocie bien, elle pourrait avoir au moins un poste, surtout que les trois membres du bureau d'âge sont tous de l'opposition, plus précisément de l'Union fait la Nation. La négociation passe par les bonnes mannières et non du bruit, des insultes et des menaces de blocage. car même si le règlement intérieur de ladite institution a prévu qu'après l'élection au poste du président de l'Assemblée nationale, pour le reste des postes, il faille "respecter autant que possible la configuration de l'Assemblée nationale', cela n'a jamais été considéré comme une obligation. c'est justement l'interprétation de l'expression "autant que possible" qui a amené par le passé, certaines obédiences a s'accaparer tous les postes du bureau de l'Assemblée nationale. pour ces obédiences, cette expression ne leur fait pas obligation de respecter la configuration politique de l'Assemblée nationale. rappelons que la majorité qui est de la mouvance présidentielle totalise 49 députés contre 30 pour l'Union fait la nation et 4 pour d'autres formations poliriques. au cours des tractations il est aussi possibles que les quatre députés rejoignent la majorité pour raison de positionnement au sein du bureau. tout est possible en politique zanou alain ADOUN

L'Union africaine : ce projet européen ? de Axelle Kabou

Publié le 18/04/2011 à 22:53 par journallechoix Tags : afrique 2010 chez roman création nuit travail histoire mort soi mode pensée divers paysage
L'Union africaine : ce projet européen ? de Axelle Kabou


L'Union africaine : ce projet européen ?

 

 

L'Union africaine est-elle une institution africaine ? Axelle Kabou tente de répondre à cette question, pour le moins insolite, en convoquant la longue histoire d'une coopération… eurafricaine issue de l'époque où négriers africains et négriers européens décidaient de la répartition du pouvoir politique en Afrique, à coup d'alliances et de contre-alliances mortelles pour les Africains. Elle explique en quoi l'Union africaine, créée en 2002, est, malgré ses nouveaux atours, une institution étrangère, anachronique, décalée dans l'espace et dans le temps, historiquement inapte à mobiliser les Africains autour d'un rêve actif de prospérité et de paix. Elle propose deux mesures urgentes pour que cette organisation puisse être utile à l'Afrique, en attendant que des dynamiques à l'œuvre sur le continent secrètent des institutions nées de solidarités panafricaines bénéfiques pour le plus grand nombre.

      

L'attrait de l'impuissance 

      Doit-on, pour parler de l'Union africaine en 2011, recourir à une vieille tradition d'exégèse juridique ? Gloser sur des objectifs collectifs plus ou moins atteints, plus ou moins désirés, plus ou moins avoués ? Ou parer, plus poétiquement, l'Afrique à venir de mille feux brillants ?
      On peut choisir, - une fois n'est pas coutume - de mettre en perspective le déficit de solidarité chronique de l'Union africaine (qui succède à l'Organisation de l'Unité Africaine) ; de l'inscrire dans le long passé d'une impuissance interafricaine, historiquement construite : historiquement choisie.
      Cette impuissance, issue en droite ligne de l'économie de comptoir et de troque sous voiles, que signalaient l'improvisation permanente, l'arbitraire, le bricolage, le mépris de soi, la cruauté, la cupidité, la dépendance assumée à l'égard de l'extérieur, en échange de rentes et de prébendes, se traduit par la faible institutionnalisation persistante des règles de conduite des affaires et de gouvernement : par une éternelle aspiration à la subordination rentière dans le système international.
      Pour tenter de comprendre pourquoi ce continent plein de sève et réputé riche à en mourir, peine à se trouver des dénominateurs communs ; pourquoi les Etats membres de l'Union africaine restent rétifs à toute proposition susceptible de les doter de ressources pérennes, il faut, en effet, revenir à ces alliances et contre-alliances meurtrières dont est tissée l'histoire, fondatrice, de l'insertion des systèmes politiques africains, dans les relations intercontinentales. Il faut convoquer cette époque inaugurale où les princes marchands africains des rives de l'Atlantique et d'Afrique centrale, imitant leurs homologues et prédécesseurs soudanais et du Mwenemutapa, ont choisi d'entrer dans la modernité à reculons : en tournant résolument le dos aux habitants de leur continent.
     

L'Union africaine : un projet européen ?

      Rien n'illustre mieux le mépris de la classe politique africaine pour les leçons de notre histoire que les budgets troués de la défunte Organisation de l'Unité Africaine (OUA) ; que les 55 millions d'euros alloués sur plusieurs années par l'Union européenne à l'Union africaine : que la provenance - très étrangère - des ressources financières d'une Union africaine dont la mission proclamée est d'installer l'Afrique dans le troisième millénaire en habit de lumière.
      Le budget de l'Union africaine, financé de l'aveu même de Jean Ping, Président de la Commission Africaine, à la vertigineuse hauteur de 77 % par des ressources extérieures, et 15 % par un seul pays (la Libye, en passe d'être irakisée) serait, rapporté à l'appellation de cette institution, proprement stupéfiant… si l'on oubliait, qu'en Afrique, la solidarité intra-continentale est une idée neuve et… urticante.
      L'insensibilité des pays membres de l'Union africaine à toute proposition susceptible de doter cet organe de ressources pérennes n'a rien de surprenant. Au moment où la solidarité régionale fait, partout ailleurs, de grandes enjambées, contre vents et marées, ce budget montre clairement que la majorité des Etats africains n'a toujours pas besoin de l'Union africaine pour exister au niveau international. Pour de vieilles raisons qui n'ont pas disparu de notre paysage politique et diplomatique.
     

Les legs de l'histoire

      Les luttes intra-africaines pour la domination politique, que l'Union africaine restitue fort bien, n'ont pas commencé avec le conflit post-électoral ivoirien : elles restent structurées par la logique des traites négrières et ses prolongements coloniaux. Ces luttes, dégelées par les indépendances, ont, en effet, installé ou renforcé de puissantes inimitiés, d'abord de l'Afrique du Nord au Sahel en passant par le Sahara, dès le VIIIe siècle ; sur les côtes et l'hinterland de l'Afrique occidentale, dès la fin du XVe siècle ; sur les côtes et l'hinterland de l'Afrique orientale dès le XVIe siècle ; en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs, dès 19e siècle. Ainsi, la partition récente du Soudan, imputée à de bien réelles convoitises énergétiques, minières et géostratégiques, n'en consacre pas moins la fin de la lutte de peuples Noirs réduits depuis la nuit des temps à une condition servile.
      Les guerres intra-africaines ont affaibli des structures politiques plus habituées à lutter les unes contre les autres qu'à s'unir pour combattre un ennemi extérieur commun ; plus enclines à se liguer avec l'étranger, pour l'emporter sur l'ennemi local, qu'à résoudre leurs problèmes sur place. La prévention des conflits reste, sous ces latitudes, un produit exotique.
      En fournissant à la Méditerranée, à l'Europe, l'Asie et l'Amérique des esclaves sur plus d'un millénaire, les couches dominantes des sociétés africaines ont massivement participé au vasselage de leurs sociétés. Elles ont construit leur prospérité sur le mode de la subordination de leur pays à leurs propres intérêts et à ceux de leurs partenaires étrangers ; en dissociant, toujours davantage, l'intérêt général de l'intérêt particulier. Or, cruauté suprême, pour avoir structuré l'économie mondiale, au-delà de la découverte de l'or américain, l'or africain n'a jamais permis à ses fournisseurs Wangara, Akan, Shona, etc. de se hisser à la première ou à la deuxième place, dans cette conversation tripartite qu'entretiennent l'Occident, l'Orient et l'Afrique depuis les VII-VIII ème siècles. Cette ambition est donc à inventer de toute urgence.
      Loin de refléter un besoin organique de solidarité, porté par des acteurs désireux de mutualiser leurs ressources afin d'en tirer le maximum de profit, comme en Asie, la stratégie de financement de l'Union africaine, à l'instar de celle de l'OUA qui l'a précédée, s'inscrit dans une très vieille tradition de collaboration des couches dominantes des sociétés africaines, avec leurs partenaires extérieurs, au détriment de leurs populations.
      Ainsi, au début des années 1980, le Plan d'action de Lagos, emblématique de la volonté de déconnexion de l'Afrique par rapport à l'ordre mondial de l'époque, devait être financé à 80 % par des ressources extérieures. Le Nouveau Partenariat (mort-né) pour le Développement de l'Afrique(NEPAD) n'est de même, rien d'autre qu'un instrument de mobilisation de ressources extérieures ; qu'une façon de continuer à s'inscrire dans le monde… par le bas.
      Il y a donc fort à parier que le projet de création des Etats-Unis d'Afrique, dont le juvénile président du Sénégal, Abdoulaye Wade, fait des gorges chaudes en ce moment, ne déroge pas à la règle ; que les statuts du futur Fonds monétaire africain, contestés actuellement par sept pays africains, en quête de clarification ou, plus probablement, de voie de défection, ne soient pas adoptés de sitôt.
     

Un modèle de partenariat suranné

      Le modèle de partenariat eurafricain, forgé, à partir de la fin du XVe siècle, dans des instances africaines de négociation hégémonique, plus ou moins secrètes, où négriers africains et négriers occidentaux décidaient de la répartition du pouvoir en Afrique ; fabriqué à l'époque où le sort de nationalismes européens, officiellement mercantilistes, se jouait autant dans des alliances ourdies dans les ports de Nantes, Bordeaux, Liverpool que dans les forts et les comptoirs des côtes africaines, continue d'avoir la préférence en Afrique.
      Ce modèle de collaboration apparu à la faveur du commerce transsaharien, avant d'essaimer sur les côtes africaines occidentales et orientales et leurs hinterlands respectifs, s'est rétréci, au détriment des marchands africains, dans les Equity Courtscréées pour encadrer le commerce "légitime", au moment de l'abolition de la traite extérieure des esclaves. Désormais marginalisées sur leur propre sol, les couches dominantes des sociétés africaines n'ont retrouvé des coudées relativement franches qu'avec la "modernisation", au moment des indépendances, de vieux mécanismes d'arrimage de l'Afrique à l'Europe (Convention de Yaoundé et ses avatars togolais, Commonwealth, etc.), dont l'Union africaine est une traduction.
     

Un déficit de crédibilité

      Le budget de l'Union africaine reflète, en effet, cette tradition dite d'extraversion de couches dominantes de sociétés africaines, structurellement, irrémédiablement intermédiaires, qui n'ont, pour ainsi dire, jamais eu besoin du travail rémunéré de leur population pour prospérer. La mise au travail des populations africaines, en échange d'un salaire, est effectivement une idée neuve sur ce continent habitué à exporter ses forces vives ou à les tondre en échange de rien. Faute d'impôts, de crédibilité interne, face à la propension des couches dominantes de ce continent à investir davantage à l'étranger que chez elles, la coopération interafricaine risque de souffrir d'une anémie prolongée de financements africains.
      Plus grave : face à l'augmentation d'opportunités d'enrichissement rapides fournies par la mondialisation des échanges de produits criminalisés ; à l'extrême atomisation des acteurs subsahariens porteurs de projets d'émancipation, il est à craindre que la solidarité continentale, dans cette région, reste également, pour longtemps, une idée neuve. De fait, contrairement à une tendance historique observée à divers degrés, ailleurs les couches dominantes des sociétés africaines n'ont cessé de s'autonomiser par rapport à leurs populations. Leur surdité aux besoins de ces dernières s'en trouve vertigineusement renforcée.
     

L'Union africaine peut-elle devenir un pôle d'excellence intellectuelle pour l'action ?

      Une Union africaine utile aux populations africaines n'émergera, par conséquent, que de l'enracinement de la démocratie économique et politique en Afrique : de la possibilité que se donneront les Africains d'entreprendre et jouir du produit de leur travail chez eux, sans danger. Cette possibilité pourrait provenir d'un dynamisme démographique porteur de densification ; lourd d'orages pour des régimes politiques africains autoritaires et engoncés dans leur morgue depuis le début des traites négrières.
      Ce mouvement pourrait accoucher de dénominateurs communs aux Africains d'ici à 2050, horizon auquel le continent africain devrait compter 2 milliards d'habitants, plus enclins à se déployer chez eux, qu'à émigrer ; plus prompts, donc, à exiger des comptes à leurs représentants politiques que par le passé.
      En attendant ce moment béni, l'Union africaine pourrait s'efforcer de devenir, au moins, un pôle d'excellence, un phare intellectuel, une maison ouverte à la pensée, vouée à la réflexion sur le présent et les futurs possibles de l'Afrique : elle devrait avoir pour mission première de mobiliser des cerveaux africains et des bonnes volontés en vue de l'action.
      Pour ce faire, il lui faudra d'abord quitter cette Ethiopie raciste, assise depuis les années 1960, sur des rentes diplomatiques issues de splendeurs impériales défuntes ; cette Ethiopie où n'importe quel pékin peut traiter un étranger à peau noire de "singe" (zingero) et "d'esclave" (barya), en toute impunité ; où les possibilités, pourtant énormes, d'émergence d'une véritable société "afropolitaine" sont volontairement étouffées par une xénophobie omniprésente.
      Une Union africaine digne de ce nom devrait lutter vigoureusement contre le racisme interafricain au lieu de le subventionner ; prévenir les pogroms et les charniers ; s'installer dans une capitale africaine accueillante, conviviale, suffisamment dynamique pour irriguer, alimenter, sustenter une réflexion scientifique, plus qu'opportune, visant à mettre en évidence les fondements possibles d'une solidarité africaine active. Cette réflexion devra être mue par une vision pétrie d'ambitions tonifiantes. Elle devra, pour être séduisante, être baignée de réalisme, de dignité, de concorde, de fierté, de sueur et de soleil.
      La contribution de l'Union africaine à la réflexion sur la place de l'Afrique dans le monde qui vient, reste trop proche du sol, trop confidentielle pour être visible et audible par le plus grand nombre. Si l'Union africaine renonçait à sa mission historique, qui fédérerait les Africains autour d'un rêve actif de prospérité ? L'Union européenne ? La Chine ? L'Inde ? Le Brésil ?

Axelle Kabou - Essayiste



2 avril 2011

Références bibliographiques
R. Oliver et J. D. Fage A Short History of Africa, Penguin Books, Londres
Achille Mbembé, Sortir de la grande nuit. Essai sur l'Afrique décolonisée, La Découverte, Paris, 2010
Jean Ping, Et l'Afrique brillera de mille feux, L'Harmattan, Paris, 2009.
Jean-Michel Severino et Oliver Ray, Le temps de l'Afrique, Odile Jacob, Paris, 2010
Axelle Kabou, Comment l'Afrique en est arrivée là, L'Harmattan, Paris, 2011
Axelle Kabou, Et si l'Afrique refusait le développement, L'Harmattan, Paris, 1991
Africa 24.com "Mauvaise passe financière pour l'Union africaine", 29 mars 2011

 

 

 

                                                                          Axelle Kabou

le développement des pays africains en question

Publié le 14/04/2011 à 23:49 par journallechoix Tags : afrique maroc homme

la camerounaise Axelle Kabou, écrivain n'a pas vu autant avant de d'écrire "et si l'Afrique refusait le développement". Sinon, depuis un moment, les africains s'entretuent comme s'ils sont incapables de réflexion. c'est surtout les élections mal gérées et ce qu'on peut désormais appeler "la révolution arabe" qui a embrasé les pays comme la Tunisie, l'Egypte et la Libye. le Maroc et l'Algérie ont frôlé pour le moment la catastrophe. les cas d'élection mal gérées se sont sutout produit en Guinée conakry et surtout en Côte d'Ivoire. le Gabon a failli être contaminé. Mais la question est de savoir si les africains se préoccupent réellement du développement de leur pays. car, pendant qu'ailleurs les autres consacrent leur temps aux inventions, les afriains se plaisent à rester consommateurs d'ivention et entretiennent des rivalités inutiles. de profondes réflexions doivent être engagées pour faire prendre conscience aux uns et aux autres sinon, d'ici un demi siècle, l'Afrique restera toujours à la traine. alors que ce n'est pas les ressources naturelles et humaines qui manquent. ces ressources sont ignorées ou mal gérées. un regard sur la guerre en libye où les armes ne cessent de cripiter ou une retrospective sur ce qui se passait en côte d'Ivoire surtout sur des charniers et même des abords des rues, on se demande si l'homme n'a plus de valeur en afrique. il va falloir que l'Union africaine et les organisations régionales s'en préoccupent, accordent de crédit à la réflexion sur l'avenir de l'Afrique et des pays africains. il y va de l'intérêt de tous

Alain Z. ADOUN

Directeur de publication du journal Le CHOIX

Président du réseau des journalistes pour les élections pacifiques, libres et transparentes (Reje-plt)

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